Madame Thiaw née Kardiatou Basse est une Ingénieure en Génie civil diplômée de l’Ecole Supérieure Polytechnique de Dakar depuis 2012. Après sa formation, elle a intégré le projet de l’Aéroport de Diass en qualité de Slide Manager du Terminal, puis Responsable des radars du même Terminal. Toujours à la recherche de plus de compétences et de savoir, elle a été Responsable technique dans une entreprise d’étanchéité avant d’intégrer une très grande entreprise évoluant dans l’Aménagement au poste de Responsable de Projet pour se retrouver dans le projet du Stade du Sénégal.

Kardiatou Basse ne cache pas sa grande fierté d’avoir participé au projet du Stade du Sénégal. «En intégrant ce type de projet, on y apprend avant même d’apporter sa touche. Je prends, par exemple, l’aspect Mecanical Electronical (MP); je n’y avais pas assez de notions. En intégrant le projet, j’ai beaucoup appris à ce niveau. Parce que c’est un volet qui regroupe de nombreux aspects, notamment la mécanique, l’assainissement, les accès contrôles, la climatisation ou la plomberie », a affirmé Madame Thiaw. Auparavant dans une entreprise des BTP en qualité de Responsable technique, Khardiatou Basse avait assimilé les différents types d’étanchéité et leurs méthodes de pose. Dans la même foulée, elle avait acquis de l’expérience dans l’aménagement, que ce soient les types de remblai, les couches, les tests à faire.

Toutefois, c’est le volet Eau du Stade du Sénégal qui va le plus la marquer. «On a un stade qui va consommer environ 336m3 d’eau domestique par jour. La pelouse, à elle seule, va avoir besoin de 114m3 par jour. Une demande assez forte qui a poussé à installer des réservoirs d’eau au nombre de trois (03) avec une capacité unitaire de stockage de 126m3 pour l’eau domestique et trois (03) autres de 84m3 chacun pour l’irrigation. Maintenant, l’autre spécificité, c’est qu’on a pensé à construire une station de traitement des eaux usées. Toutes ces eaux usées seront collectées au niveau de la centrale de traitement des eaux usées. Ensuite, l’eau traitée issue de ces steppes sera stockée dans deux bâches enterrées qui ont chacune une capacité de 500m3. Et ces deux bâches pourront être utilisées pour les besoins d’irrigation de la pelouse et des espaces verts du projet », a-t-elle souligné.

Khardiatou Basse estime qu’en tant que techniciens, elle et son équipe, leur responsabilité dans ce projet est de faire éviter certains incidents comme les inondations, en respectant les normes internationales. Ainsi, comme conçu par le projet du stade dans ses différents aspects, l’eau des pluies sera drainée : «C’est pourquoi il y a zéro risque d’inondation».

L’ingénieur en Génie civil indique que tout ce qui est bâches à eau servira aux techniciens de maintenance et de jardinage pour disposer d’un arrosage autonome des gazons, mais aussi assurer au projet une autonomie. D’après elle, cette eau pourrait servir, en priorité, aux services des Sapeurs-Pompiers en cas d’incendie. Pour dire que les ingénieurs de la SOGIP mettent le volet sécuritaire en tête des priorités. «On a prévu des locaux médicaux pour les premiers soins en cas de besoin durant un match. Chaque aile du stade a son propre centre médical en plus d’un centre médical commun qui fait six (06) lits pour les premiers soins avant de possibles évacuations par des ambulances disponibles à l’intérieur du stade », a assuré Khardiatou Basse.

Interpellée sur ce qui l’a marqué sur le projet, Khardiatou Basse a mis en avant la polyvalence et la complémentarité des membres de l’équipe technique de la SOGIP qui a su accompagner les différents changements qui ont marqué l’évolution du projet à la base, au stade olympique. «Cela a été dissocié pour donner un stade de football et un terrain d’athlétisme qui se trouve de l’autre côté de Dakar Arena, avec deux terrains d’entrainement, une piste d’athlétisme avec huit (08) couloirs et une tribune de 2000 places. Ce qui fait du projet du stade olympique deux projets distincts », a-t-elle renseigné.