Économiste chevronné, Khadim Bamba Diagne, Directeur Scientifique du LAREM (Laboratoire d’Analyse de Recherche Économique et Monétaire de l’UCAD) ne connaît pas la langue de bois. S’il parle d’un secteur, c’est pour un diagnostic profond et sincère. Dans cet entretien avec Chantiers MAG, il aborde plusieurs points. Des impacts de la Covid sur l’économie à l’impact du Magal sur la relance économique avant d’évoquer le chantier de l’Université de Touba.

Comment jugez-vous l’impact de la Covid-19 sur l’économie ? Peut-on s’attendre à des répercussions sur le Magal de Touba par ailleurs grand événement économique ?

Depuis plus d’un an, l’économie sénégalaise est en mode restriction. Les activités ont été diminuées avec pour conséquence, une baisse des ressources pour l’Etat et pour les agents économiques. Aujourd’hui, il y a une hausse généralisée des prix due à des facteurs endogènes et exogènes. Parce que l’Etat ayant perdu une partie de ses ressources veut les récupérer en surtaxant certains produits. Pendant que le prix des produits du fret maritime a augmenté, beaucoup de Sénégalais peinent à trouver du  travail en cette période de pandémie ou presque tout était au ralenti ou à l’arrêt. Si on conjugue ces facteurs, les produits importés, les surtaxes de l’Etat du Sénégal et la baisse du pouvoir d’achat, cela donne un cocktail explosif. 

Donc le Magal de Touba va relancer cette activité. Elle permettra de générer des ressources pour les ménages, les commerçants, l’Etat du Sénégal. Cette année, le Magal sera plus que jamais une activité économique. Il sera le déclic de la reprise de l’activité économique du Sénégal. 

Malgré la Covid ?

Avec les différentes vagues de la Covid, la réponse la plus utilisée par les gouvernants est la restriction des mouvements alors que l’activité économique ne supporte pas cela.

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