L’Etat du Sénégal et ses partenaires ont prévu un budget de 95 milliards de francs CFA pour financer la deuxième phase du Projet de gestion des eaux pluviales et d’adaptation au changement climatique (PROGEP II), dont 15 milliards pour la phase d’urgence, a-t-on appris du gouverneur de Dakar, Al Hassan Sall.

Le PROGEP II s’inscrit dans la continuité de la construction d’ouvrages conçus pour la lutte contre les inondations, a rappelé M. Sall, mardi, lors d’un atelier consacré au plan de mobilisation des parties prenantes (PMPP) de ce projet, à l’initiative de l’Agence de développement municipal.

Cette rencontre est présentée comme un cadre d’échange et de partage pour amorcer l’exécution du plan de mobilisation des parties concernées et les mettre à niveau sur les mesures de sauvegarde environnementale et sociale du PROGEP II.

Le projet contribue à la mise en œuvre de la stratégie de résilience aux effets négatifs des changements climatiques. Prévu pour cinq ans (2021-2026), il est destiné aussi à relever le niveau d’équipement des territoires pour réduire durablement les risques d’inondation.

Le gouverneur de Dakar a fait observer que la première phase du PROGEP « est fortement arrimée au Plan décennal de lutte contre les inondations (PDLI) dont il contribue à réduire les risques d’inondation dans les zones périurbaines de Dakar et, par la même occasion, à préserver les populations vivant dans les zones dites à risque ».

Combinaison de mesures infrastructurelles et non infrastructurelles

Al Hassan Sall assure que « cet objectif sera atteint grâce à une combinaison de mesures infrastructurelles et non infrastructurelles, qui visent à améliorer la gestion des eaux pluviales et la gestion de l’espace urbain ».

« Des instruments de sauvegarde environnementale et sociale ont été mis en place pour prendre en charge de manière judicieuse tous les impacts négatifs inhérents à l’exécution du projet, conformément aux accords de financement avec la Banque mondiale », a souligné M. Sall.

Le respect des normes environnementales et sociales ne doit pas être vu, dit-il, comme “des barrières à l’exécution d’un projet d’infrastructures de développement” mais plutôt comme des mécanismes garantissant la durabilité des investissements.

Aussi, pour compléter le cadre institutionnel mis en place au Sénégal, relativement à la préparation d’un plan de mobilisation des parties concernées, des consultations publiques sont prévues, d’autres ont déjà eu lieu, selon le gouverneur, dans le cadre de l’évaluation environnementale et sociale destinée à mieux informer “les populations bénéficiaires, dans le but de susciter leur adhésion effective au projet”.

« En réalité, la participation et la consultation du public, ainsi que l’engagement des parties concernées, sont la base d’une relation solide, constructive et réactive essentielle à une bonne gestion des impacts environnementaux et sociaux », a souligné le gouverneur de Dakar.

Il estime que « cette préoccupation légitime entre en droite ligne avec les orientations indiquées par le gouvernement du Sénégal, à travers le ministère de l’Eau et de l’Assainissement ».

Celles-ci recommandent que de tels travaux soient conduits dans le respect de la réglementation nationale et de la norme environnementale et sociale (NES 10) du cadre environnemental et social de la Banque mondiale, partenaire du projet.