Dakar Design Hub (DDH) est le nouveau centre de formation professionnel ouvert par la créatrice de mode Sophie Zinga Sy à Popenguine pour parfaire le travail du coton en particulier, mais plus généralement du textile made in Sénégal

Depuis 2015 Sophie Zinga Sy réfléchit à mettre en place ce centre de perfectionnement dénommé Dakar Design Hub DDH qui est un centre interdisciplinaire qui vise à  structurer formaliser le secteur de l’artisanat du design de la mode au Sénégal. «L’objectif du DDH est que les créateurs sénégalais puissent venir se perfectionner ici à travers différentes types de formation. On a une formation de 3 mois accélérée pour les créateurs de mode, les créateurs, les stylistes les couturiers et après on a une formation technique de 6 mois pour les tailleurs et les autres acteurs pour qu’ils puissent perfectionner leur travail et avoir à des financements après leur cursus et pouvoir trouver du travail décent après », déclare la créatrice de mode qui a fait ses études à New York.

Dakar Design Hub fait un focus sur l’artisanat de qualité, « on veut que les tailleurs sénégalais, les  designers sénégalais  puisent travailler avec la meilleure des qualités du coton produit à Koungueul ou à Kédougou » informe Sophie Zinga Sy qui souligne que DDH travaille avec la avec la 3FPT qui va justement subventionner à 90% les formations. « La formation itinérante est une formation quasiment gratuite. Elle durera 3 à 6 mois et nous voulons que cela soit inclusif. Que chaque Sénégalais puisse se dire que c’est possible et qu’avec l’appui de nos partenaires que tel soit le cas ». L’objectif étant de de former à partir de 2022, 500 jeunes par an avant d’arriver aux 5000  si tout se passe bien.

Popenguine est le premier d’une série de centres que Sophie Zinga Sy et son équipe veulent ouvrir au Sénégal et dans la sous-région. « Nous avons plusieurs partenaires dont la Sodefitex la Dometexcika la Giz  qui sont des acteurs du secteurs textile extrêmement important au Sénégal. Le rêve que nous partageons tous, c’est de pouvoir industrialiser le « made in Sénégal ». Satisfaire l’ensemble des besoins du marché local et enfin l’exporter. Nous voulons créer une chaine de valeur industrialisée avec une haute valeur ajoutée « , a conclu la créatrice de mode.