600 Milliards FCFA sont passés sous le nez du Sénégal et ses entreprises locales en 2019 dans le secteur des industries extractives.

« Les statistiques de 2019 de l’ITIE illustre le gap que nous devons combler dans notre politique de contenu local. En se basant sur ces chiffres de l’ITIE, sur des commandes de près de 800 milliards FCFA les entreprises nationales n’ont pu gagner des marchés qu’à hauteur de 200 millions, soit un pourcentage de 25%. Cela nous permet de mesurer le chemin qu’il reste à parcourir pour permettre à nos opérateurs nationaux de disposer de toute la capacité technique pour capter ses importantes parts de marché ». Le constat a été fait par d’Ibrahima Guèye secrétaire général du ministère des Mines et de la géologie lors de l’ouverture du Forum régional sur le contenu local et la mobilisation des ressources domestiques dans le secteur extractif en Afrique de l’Ouest.

Conducteurs de gros engin, fournisseurs de consommables informatiques, cuisiniers, maçons plombiers et autres sont les profils professionnels qui doivent se rapprocher du secteur des industries extractives pour maximiser les gains du Sénégal et des entrepreneurs nationaux dans le cadre du contenu local. A l’en croire, c’est à travers ce paradigme que les économies comme celles du Sénégal pourront maximiser les retombées issues des industries extractives. « C’est là, tout l’enjeu d’avoir une bonne politique nationale de contenu local. Il faut arriver, in fine, à ce que tous les besoins des grandes entreprises soient satisfaits via les Pme et Pmi nationales. Qu’elles soient le tampon qui absorbe, satisfait et grandi en apprenant aux contacts des grands », poursuit d’Ibrahima Guèye.

Il apprend que depuis 3 ans les initiatives se multiplient pour combler ce gap de 600 milliards FCFA. Dans cette lancée un document diagnostic de tout ce qui a été appliqué comme services de contenu local par les entreprises exploiteuses a été produit. Durant les discussions du Forum régional sur le contenu local et la mobilisation des ressources domestiques dans le secteur extractif en Afrique de l’Ouest des solutions qui ne permettent aux entreprises nationales de gagner ces fameux part de marché seront proposées a espéré Ibrahima Guèye..