Kédougou : un site d’orpaillage démantelé à Fadougou

Kédougou : un site d’orpaillage démantelé à Fadougou

Un site d’orpaillage ‘’clandestin’’ a été démantelé au cours de ce week-end à Fadougou, un village situé dans la région de Kédougou (sud-est), a appris l’APS dimanche du commandant du 34e bataillon d’infanterie Fodé-Ba, Daouda Faye.

Les exploitants de ce site d’orpaillage industriel, tous de nationalité chinoise, ont pris la fuite lorsqu’ils ont été informés de la présence des militaires dans la zone, selon le responsable militaire.

Le bataillon d’infanterie Fodé-Ba de Kédougou a mis fin aux ‘’activités minières illicites’’ qu’ils exerçaient le long du fleuve Falémé, dans le département de Saraya, a déclaré son chef.

Selon lui, les militaires ont procédé à la saisie de trois bennes, de quatre pelles mécaniques, de cinq motos, d’un fusil semi-automatique de calibre 12 millimètres, de quatre gilets pare-balles, de 30.000 litres de carburant, de groupes électrogènes, de bouteilles de gaz, d’une importante somme d’argent et de passeports chinois.

‘’Nous demandons aux populations de la Falémé de coopérer davantage  avec les forces de défense et de sécurité pour démanteler toutes les activités illicites’’, a-t-il dit.

Les activités d’orpaillage menées sans autorisation polluent l’eau consommée par les populations locales, et les sites qui les abritent peuvent devenir des ‘’sanctuaires de groupes armés’’, selon Daouda Faye.

Un site d’orpaillage ‘’clandestin’’ a été détruit récemment dans le village Sansamba par les forces de l’ordre et de sécurité de la région de Kédougou, une importante zone de production d’or.

Endeavour Mining : Le forum civil de Saraya plaide pour les populations

Endeavour Mining : Le forum civil de Saraya plaide pour les populations

L’entreprise Endeavour Mining, société mère de Sabodala Gold Opération, informe avoir distribué plus de 300 milliards de FCFA de dividendes à ses actionnaires. Selon un communiqué de la section Forum civil Saraya, parvenu à notre rédaction, des miettes ont été données aux populations des zones d’exploitation aurifère. « Cette forte somme reversée aux actionnaires de Endeavour Mining montre à suffisance que les populations des zones minières sont laissées en rade, comme à Saraya. Au moment où elles vivent dans la précarité, sans eau ni électricité, les actionnaires se partagent des milliards perpétuant ainsi une injustice sociale chronique dans la partie Est du Sénégal, en particulier, et en Afrique de l’Ouest en général », renseigne le document. Avant de préciser, il est inadmissible que cette somme soit répartie entre des actionnaires au moment où l’entreprise se glorifie de la distribution à grande pompe de matériels médicaux modiques. Cette situation est inacceptable.

Auparavant, le document souligne que l’installation d’entreprises d’exploitation minière, à l’instar de Endeavour Mining Corporation, à travers sa filiale Sabodala Gold Opération (SGO), avait suscité un espoir auprès des populations du département de Saraya. Au fil des années, ajoute le communautarisme, ces dernières n’arrêtent pas de crier leur désespoir et de dénoncer les externalités négatives provoquées par l’exploitation aurifère à Sabodala et dans la zone de Missarah à Saraya. Pour tenter d’apporter des réponses à ces misères, l’entreprise SGO n’hésite pas à déployer une batterie de communications autour de maigres réalisations qu’elle qualifie de « responsabilité sociétale d’entreprise ».

Il faut dire que le département de Saraya partage ces mêmes misères avec les populations de Houndé, de Boungou, de Mama et de Waghion au Burkina Faso où l’entreprise Endeavour Mining exerce aussi des activités d’exploitation minière. Il en est de même pour les populations d’Ity en Côte d’Ivoire et probablement celles de Lafigué du même pays.

Toutefois, la section Forum Civil Saraya invite Indeavour Mining à définir une réelle stratégie RSE1 prenant en compte les besoins effectifs de populations dans l’inclusion et la participation ; le Premier Ministre Amadou Ba à exécuter en urgence l’Instruction Présidentielle du 19 octobre 2022 relative aux zones minières ; aux populations, journalistes et acteurs de la société civile défendant les intérêts des populations des zones d’exploitation minière de Saraya (Sénégal), de Houndé, de Boungou, de Mama et de Waghion (Burkina Faso), de Ity et de Lafigué (Côte d’Ivoire) d’unir leurs forces pour faire cesser les externalités négatives de cette forme d’exploitation minière en Afrique de l’Ouest.

Macky Sall annonce une baisse du loyer et des prix de denrées alimentaires

Macky Sall annonce une baisse du loyer et des prix de denrées alimentaires

Le président Macky Sall a annoncé dimanche 6 novembre une baisse du loyer, en hausse de « plus de 200% » en huit ans, ainsi que des prix de denrées pour soulager les ménages confrontés à une inflation galopante.

Il indique, par ailleurs, des mesures de baisse relatives au logement, au riz, à l’huile, au sucre ou encore aux fournitures scolaires. Cette décision a été prise à l’issue d’une rencontre sur la consommation samedi soir à Dakar, en présence des commerçants et des industriels, et alors que la période post-covid et la guerre en Ukraine ont renchéri le coût de nombreux produits.

La baisse est de 5% pour les loyers de plus de 500 000 FCFA (750 euros), de 10% pour ceux allant de 300 000 FCFA (457 euros) à 500 000 FCFA et de 20% pour ceux inférieurs ou égaux à 300 000 FCFA. Cette dernière catégorie concerne la plus grande partie des ménages au Sénégal, où le salaire minimum est d’environ 75 euros.

« Les loyers ont augmenté de plus de 200% »

Le coût élevé du loyer se fait particulièrement sentir à Dakar. La capitale sénégalaise, où manquent des milliers de logements, abrite près de quatre millions d’habitants, soit près du quart de la population sénégalaise, estimée à plus de 17 millions d’habitants.

« Les loyers ont augmenté de plus de 200% depuis la dernière tentative de baisse (en 2014) alors que les coûts de la construction n’ont évolué que de l’ordre 45% », a déclaré à la presse Macky Sall.

En 2014, le Parlement sénégalais avait adopté une loi pour alléger les charges des locataires les pauvres. Le texte mettait en place une réduction obligatoire de 29% des loyers inférieurs à 150 000 francs CFA (227 euros). Mais elle n’avait pas été suivie de l’effet escompté.

« Des arrêtés seront pris et les prix seront appliqués d’ici mercredi ou jeudi », a déclaré dimanche le ministre du Commerce Abdou Karim Fofana sur la radio privée RFM.

Qatar 2022 : La « principale plainte » des travailleurs migrants

Qatar 2022 : La « principale plainte » des travailleurs migrants

À 19 jours du démarrage de la Coupe du monde de foot dans l’émirat, le non-paiement des salaires constitue la « principale plainte » des travailleurs migrants auprès du ministère qatari du Travail. Selon deux rapports de l’Organisation internationale du travail (OIT) repris par Rfi, le nombre de plaintes a « plus que doublé », atteignant 34 425 entre octobre 2021 et octobre 2022, grâce au lancement en 2021 d’une plateforme de dépôt de plainte en ligne comprenant un canal de dénonciation anonyme, selon ces rapports qui exhortent le Qatar à « continuer à œuvrer pour le plein respect des normes internationales du travail ».

JOJ Dakar 2026 : Thomas Bach salut l’évolution du projet

JOJ Dakar 2026 : Thomas Bach salut l’évolution du projet

En visite à Dakar pour le lancement officiel du festival Dakar en Jeux, le président du Comité international olympique, Thomas Bach, a adressé au CNOSS et à l’État du Sénégal son satisfecit par rapport à l’évolution du projet des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026.

Initialement prévus en 2022 avant d’être reportés en 2024 à cause de la pandémie de Covid-19, les Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) constitueront un marqueur important dans la vie sportive du Sénégal, engagé de plain-pied dans la préparation de cet événement d’envergure mondiale.

Ce week-end, le président du CIO Thomas Bach a noté une grande évolution dans les travaux des différents sites qui abriteront les Jeux. En visite à Dakar où il a lancé, avec le président du CNOSS, Mamadou Diagna Ndiaye, le festival Dakar en Jeux, Thomas Bach a dit toute sa satisfaction et noté l’engagement réel de l’État du Sénégal. Reçu en audience avec sa délégation par le président de la République, le patron du Comité international olympique s’est réjoui des progrès réalisés par le Sénégal en termes d’infrastructures de grande envergure et de l’évolution des chantiers en cours pour abriter la compétition prévue dans moins de quatre ans.

 

Réserves de gaz au Sénégal : 1000 milliards de m3 prévus

Réserves de gaz au Sénégal : 1000 milliards de m3 prévus

Les réserves de gaz découvertes au Sénégal sont évaluées à « un peu moins de 1000 milliards de m3 », ce qui permet au pays de prétendre à la 5e place africaine correspondant au 27e rang mondial, a indiqué le Directeur général de Petrosen Exploration/Production (EP), Thierno Seydou Ly. Le cumul des gisements jusque-là découverts « fait un peu moins de 1000 milliards de m3 de gaz », a-t-il dit vendredi au cours d’un atelier de partage sur le secteur des hydrocarbures.

Cette rencontre de deux jours se tient sous l’égide du ministère du Pétrole et des Energies, en partenariat avec le Collectif des journalistes économiques du Sénégal (COJES). Le cumul des réserves de gaz devrait se traduire par « beaucoup de ressources » devant permettre à l’Etat du Sénégal de « se positionner 5e au niveau africain en termes de ressources de réserves et 27e au niveau mondial », selon le directeur général de Petrosen EP.

« C’est important », même si tout cela doit être relativisé, notamment en termes de volumes, a indiqué le DG de Petrosen Exploration-Production.

« Au Sénégal, nous avons une trentaine de blocs » dont « seulement huit sont sous contrat, les autres sont libres. Sur ces huit, nous avons eu les trois découvertes que sont Grand Tortue (frontière sénégalo mauritanienne), Sangomar, à près de 80 km au sud de Dakar, et Yakaar-Téranga », a précisé Thierno Seydou Ly.

Selon lui, il s’agit là de “deux réserves différentes qui se situent dans la même zone au large de Cayar et vont être exploitées” dans le cadre du projet « Yakaar-Téranga ».

« Ce projet en étude d’évaluation sera spécifiquement consacré à la stratégie +gas to power+ qui consiste à la production d’électricité à partir du gaz, mais aussi au développement d’une industrie gazière avec le développement de chaîne de valeurs dans la production d’engrais, d’urée, de pétrochimie, d’industrie pharmaceutique, entre autres, a expliqué M. Ly.