Services miniers en Afrique de l’Ouest : Le Sénégal en hub régional

Services miniers en Afrique de l’Ouest : Le Sénégal en hub régional

Le Sénégal entend développer un projet de “hub minier régional” à trois volets, pour réaliser son ambition de devenir le centre de référence des services miniers en Afrique de l’Ouest, a indiqué le coordonnateur du pole structuration du Bureau opérationnel de suivi du Plan Sénégal émergent (PSE), Khalil Rahmane Ndiaye.

“De par sa position géographique et sa stabilité, le Sénégal, qui vise par ailleurs la pleine exploitation de ses ressources minières, va se doter des infrastructures et d’un cadre réglementaire propres à faire du pays le hub de référence”, a-t-il dit.

Pour ce faire, le pays “entend développer le projet phare hub minier régional composé de trois volets, notamment un hub de services avec la sous-traitance opérationnelle, un hub logistique à travers des centres de distribution stockant et offrant des consommables, pièces de rechange et équipements, un hub académique avec des centres de formation par exemple pour les ingénieurs et techniciens miniers et des écoles aux métiers miniers”.

Rahmane Khalil Ndiaye s’entretenait avec l’APS, en marge de la cérémonie de lancement de l’atelier intensif de structuration devant permettre de finaliser la structuration complète du projet hub minier régional du Sénégal.

Cet atelier lancé lundi à Dakar, va durer 5 semaines consécutives, avec l’ambition de contribuer à transformer le Sénégal en hub de service, hub logistique et académique.

“Il s’agit de mettre en place un écosystème pour promouvoir l’accélération et la pleine exploitation des mines’’, selon le coordonnateur du pole structuration du Bureau opérationnel de suivi du Plan Sénégal émergent (PSE).

Cet atelier-Lab “fait partie d’une étape de la démarche de structuration adoptée par le Bureau opérationnel de suivi (Bos) du PSE, visant à co-construire avec le secteur privé concerné dans ce domaine, et sortir une feuille de route et un ensemble de réformes accompagnant la mise en œuvre de ce projet”, a-t-il précisé.

Fortes précipitations du week-end : Le bilan fait 3 morts

Fortes précipitations du week-end : Le bilan fait 3 morts

Les fortes pluies qui s’abattent depuis samedi sur l’ensemble du territoire national ont occasionné trois morts, a indiqué dimanche le Président sénégalais Macky Sall.

S’exprimant à travers la télévision nationale RTS, Sall s’est désolé d’un bilan lourd tout en présentant ses condoléances aux familles éplorées.

« Nous avons compté trois pertes en vie humaine avec les pluies diluviennes qui sont tombées avec une très forte intensité et en très peu de temps (…) Je voudrais présenter toutes mes condoléances aux familles qui ont perdu des êtres proches », a réagi le Président sénégalais, actuellement hors du pays.

Deux décès ont été enregistrés à Dakar, plus précisément à Cambérène et à Yeumbeul, dans la banlieue, et le 3ème décès dans la commune de Bokidiawé (au Nord).

Le Président Sall a aussi évoqué les conséquences sur l’habitat, assurant que les services de l’État sont à pied d’œuvre pour soulager les populations.

Des pluies d’une intensité comparable avaient causé en début août le décès d’au moins 5 personnes et plongé plusieurs zones du pays, notamment la banlieue dakaroise, dans des inondations graves.

L’Etat avait, en réaction, déclenché le plan d’organisation des secours « ORSEC » sur l’ensemble du territoire national, a annoncé le ministre de l’Intérieur. Lequel plan étant le principal mécanisme de coordination et de gestion des catastrophes et des urgences.

Faisant le bilan après 25 jours d’exécution du plan Orsec, le ministre de l’Intérieur, Antoine Félix Diome, avait indiqué vendredi que 5.5 millions m3 d’eau avait été évacués. Ceci concernait 91 sites sur les 194 identifiés pour traitement.

Eiffage affiche un résultat net en hausse de 36,2 % au premier semestre

Eiffage affiche un résultat net en hausse de 36,2 % au premier semestre

Eiffage se porte bien. Le groupe de BTP, d’infrastructures et de concessions autoroutières a augmenté de 36,2% son bénéfice net au premier semestre 2022 et parie sur une “nouvelle progression de ses résultats” sur l’année, indique un communiqué du groupe mercredi 31 août au soir. L’entreprise qui a annoncé parallèlement être entrée en négociation exclusive pour s’offrir Sun’R, spécialisée dans les énergies renouvelables et l’agrivoltaïsme, a réalisé de janvier à juin un résultat net part du groupe de 354 millions d’euros, sur un chiffre d’affaires consolidé de 9,45 milliards d’euros en hausse de 8,6% par rapport aux six premiers mois de 2021.

Le bénéfice d’exploitation, qui représente 9,8 % du chiffre d’affaires, a fait un bond de 36,2 % à 925 millions d’euros. La branche construction a enregistré une activité en hausse de 5,1 % à 2,07 milliards d’euros. En immobilier, le chiffre d’affaires a progressé de 7,5 % à 500 millions d’euros, en revanche le nombre de réservations de logements a diminué à 1.519 unités contre 2.194 au premier semestre 2021.

Le trafic autoroutier en hausse

Dans la branche infrastructures, le chiffre d’affaires a progressé de 5,3 % à 3,33 milliards d’euros. En France, l’activité a baissé de 2,8 %, du fait d’une moindre activité sur les chantiers du Grand Paris Express, et de la fin des travaux sur le parc éolien offshore de Saint-Nazaire, mais elle fait un bond de 21,1 % à l’international. Dans la branche Energie-Systèmes, l’activité croît de 9,1 % à 2,45 milliards d’euros. Au premier semestre, le trafic autoroutier est en hausse par rapport au 1er semestre 2021 (+23,4 % chez APRR, +22,8 % sur l’autoroute A65, +19,9 % sur le viaduc de Millau, et +14,5 % sur l’autoroute de l’avenir au Sénégal). Dans ce secteur, le chiffre d’affaires est en hausse de 21,3 % à 1,59 milliard d’euros.

Comme beaucoup de groupes, Eiffage a procédé au premier semestre à des rachats d’actions. La part du capital auto-détenue au 30 juin est de 2,6 % contre 2,4 % au 31 décembre 2021.”Concessions et travaux ayant désormais dépassé leur niveau d’activité d’avant crise sanitaire, Eiffage confirme une nouvelle progression de ses résultats en 2022″, indique le communiqué.

Matériaux de construction : Une hausse des prix de 0,8%

Matériaux de construction : Une hausse des prix de 0,8%

Les prix des matériaux de construction ont évolué de 0,8% en juillet 2022, comparativement au mois précédent, d’après l’Agence nationale de la statistique et de la démographie. Cette évolution, argue l’Ansd, « résulte principalement de la hausse des prix des matériaux de base et de menuiserie ainsi que des peintures. En variation annuelle, ils ont progressé de 10,7% ».

Pour ce qui concerne les prix des peintures par exemple, il «se sont inscrits en hausse de 1,7% en rythme mensuel, sous l’effet de la progression de ceux des peintures à huile estimée à 2,2% et celle des peintures à eau de 1,5%. En variation annuelle, les prix se sont accrus de 6,7%.

Les matériaux d’étanchéité se sont renchéris de 1,3% au cours du mois sous revue, suite à l’augmentation des prix des pax aluminium de 2,1% et du flintkote, 1%. Comparés à leur niveau en juillet 2021, ils ont été majorés de 12,1%».

S’agissant des matériaux pour travaux d’électricité, les prix «se sont relevés de 1,1%, en raison du renchérissement des tubes orange de 1,9% et des câbles Vgv, 1,7%. En comparaison au mois de juillet 2021, ils se sont bonifiés de 12,4%.

Les prix des matériaux pour le revêtement des murs et sols se sont appréciés de 1%, suite à l’accroissement de ceux des carreaux pour mur estimé à 2,3% et pour sol, 0,4%. En comparaison à la période correspondante en 2021, ils ont augmenté de 11,6%».

Quid des matériaux de base ? Les prix «se sont accrus de 0,8% au cours du mois sous revue, sous l’effet du renchérissement du ciment ordinaire de 2,2%, du sable, 0,5% et des graviers, 0,2%».

Toutefois, précise l’Agence, «les prix du fer à béton ont connu une baisse de 0,2% sur la même période. En comparaison à la période correspondante en 2021, ils ont progressé de 10,5%. La majoration des prix des matériaux de menuiserie de 0,5% résulte de celle des prix des articles métalliques évaluée à 1,2% ainsi que ceux en bois, 0,2%. En variation annuelle, les prix se sont bonifiés de 14%.

Les prix des matériaux de plomberie et sanitaire ont connu une baisse de 0,5% en rythme mensuel, sous l’effet du repli de ceux des tuyaux Pvc de 2,7%. Toutefois, en variation annuelle, les prix ont augmenté de 9,4%».

Rufisque/Almadies 2 : Plus de 40 maisons sont sous les eaux

Rufisque/Almadies 2 : Plus de 40 maisons sont sous les eaux

En cette période de fortes pluies, les habitants du quartier des Almadies 2 de Rufisque ne savent plus où donner de la tête. Des inondations sans précédent ont fini de transformer cette cité huppée en îlot invivable. Selon Mame Coura Diop, une habitante dudit quartier, « depuis hier, on peine à sortir de nos maisons. Les eaux ont envahi certaines maisons et ont fini d’installer la cité dans l’insécurité. J’avais ma petite sœur chez moi mais elle a raté sa première journée d’examen à cause de cette situation. On ne peut plus sortir la nuit et imaginez si un jour quelqu’un tombe malade la nuit. On fera comment pour assurer son évacuation.   Pis, les reptiles sont là et menacent la vie des gens », a-t- elle souligné. Interrogé sur la situation, le représentant du collectif qui regroupe les 26 quartiers de Kounoune, ira plus loin.

« Depuis des années, on vit les inondations. Mais cette année ci, les choses ont empiré. Plus de 40 maisons sont sous les eaux. Pourtant on a saisi les autorités pour qu’au moins des solutions soient trouvées à notre problème. Apparemment, une délégation dirigée par le gouverneur de Dakar est annoncée demain. Mais on attend et on espère qu’ils vont venir pour nous annoncer une bonne nouvelle », a annoncé Moussa Kanouté. En attendant, les populations de ladite cité cohabitent avec les inondations qui ont formé un marigot au sein de Almadies 2.

Gaz : Le Sénégal, bouée de sauvetage de l’Europe…

Gaz : Le Sénégal, bouée de sauvetage de l’Europe…

En 2023, le Sénégal va devenir un pays producteur et exportateur de pétrole et de gaz naturel. Le pays compte, fortement, s’appuyer, sur la deuxième ressource citée dans son processus de développement, en partie grâce à son exportation. Et les potentiels clients se manifestent déjà, en nombre.

Avec des réserves de gaz estimées à 1400 milliards de m3, La Grande Tortue Ahmeyim (GTA) est considérée comme l’un des plus grands champs gaziers d’Afrique. Ce projet gazier, né d’une initiative commune entre le Sénégal et la Mauritanie, pourrait rapporter aux deux pays sur les 20 prochaines années entre 80 et 90 milliards de dollars. Un potentiel énorme qui nourrit des ambitions et aiguise des appétits surtout de pays européens. L’exemple le plus récent est la première sortie africaine du chancelier allemand, Olaf Scholz, au Sénégal le 22 mai dernier. Cette visite, bien loin d’être qu’une simple prise de contact, a été l’occasion pour l’homme d’État allemand d’aborder, avec le Président Macky Sall, la question du gaz sénégalais dans l’optique d’une future coopération entre les deux Etats.


Une demande que son hôte, Macky Sall a assuré être prêt à satisfaire et à faire bien plus encore : « Nous sommes prêts, nous au Sénégal en tout cas, à travailler dans une perspective d’alimenter le marché européen en GNL (gaz naturel liquéfié). Le chancelier allemand a, par ailleurs, promis que des discussions se poursuivront « de manière intensive ».
Toujours au cours de cette année 2022, la République Tchèque a, elle aussi, manifesté sa volonté de nouer un partenariat avec le Sénégal pour l’exportation de son gaz. Le 15 juillet dernier, le ministre du pétrole et des énergies, Aïssatou Sophie Gladima a reçu le Vice-Ministre Tchèque des Affaires étrangères pour les questions économiques, Martin Tlapa. Ce dernier a confié que la Tchéquie était particulièrement intéressée par le gaz sénégalais. « Tenant compte de la situation actuelle due à la crise ukrainienne, la République Tchèque est à la recherche de partenaires et souhaiterait ainsi investir en Afrique, dans le domaine de l’énergie et des mines et spécialement au Sénégal », a-t-il indiqué, assurant que son pays souhaite investir au Sénégal dans le domaine de la coopération interuniversitaire.
Poutine dispose, Sall proposeIl faut dire que cette succession d’opérations de charme effectuées au cours de cette année est loin d’être un hasard. Elles interviennent au moment où l’Union Européenne a pris la décision d’infliger à la Russie une cascade de sanctions en réponse à son opération militaire russe entamée en Ukraine en début d’année. Des sanctions qui touchent plusieurs secteurs et se répercutent sur l’approvisionnement en énergie russe. En effet, la Russie a décidé de contre-attaquer en exigeant aux pays ayant adopté ces sanctions de régler leurs achats de gaz en roubles et non plus en dollars ou en euros au risque de couper les livraisons.  Une proposition déclinée par les Etats de l’UE qui ont préféré se tourner vers des alternatives. Une décision compréhensible au vu de la dépendance vis-à-vis de la Russie en matière d’approvisionnement en gaz, soit 45%. Raison pour laquelle, bon nombre de pays européens se rabattent sur le continent africain notamment le Sénégal, l’Algérie,  l’Egypte et le Nigéria. Sans oublier l’alternative américaine qui reste moins avantageuse que le Sénégal à cause du temps d’acheminement de 12 à 15 jours vers l’Europe contre 5 à 6 jours pour le pays de la Teranga.

L’engrais, l’autre enjeu du gaz

Cette volonté à vouloir trouver des options au gaz russe ne découle pas de la simple raison d’un désir de se tenir au chaud durant l’hiver, il se trouve  qu’elle a, également, une importance alimentaire. Le gaz est un élément essentiel dans la production d’engrais minéraux. Ces fertilisants sont fabriqués à partir d’ammoniac, obtenus en combinant l’azote de l’air et l’hydrogène provenant du gaz naturel. Cet enjeu a, d’ailleurs, été évoqué par le colonel de gendarmerie Patrick Martzinek lors d’un atelier à Dakar sur la crise alimentaire dans le contexte de la guerre en Ukraine et de la pandémie de Covid-19.  « Il faut aussi savoir que la Russie est l’un des plus gros producteurs d’engrais dans le monde et il faut retrouver une certaine indépendance. Et quand on sait que le Sénégal va devenir un gros producteur de gaz, il faut anticiper. C’est d’ailleurs logique et c’est une bonne chose pour le Sénégal de savoir qu’il aura de nouveaux clients », a-t-il analysé. Une double dépendance corollaire (gaz et engrais) qui se fait d’ores et déjà ressentir en raison de la flambée du prix de ces fertilisants. Conscient de cela, le gouvernement russe a recommandé à ses producteurs d’engrais de suspendre leurs exportations.

Dilemme entre transition écologique et développement économique

Depuis plusieurs années déjà, les questions liées au réchauffement climatique et à la raréfaction des ressources sont au centre de toutes les tables rondes entre Etats. Des conséquences sur le plan climatiques qui invitent ces pays à agir en adoptant des plans de transition écologique. Chose qui a poussé une vingtaine d’Etats à s’engager d’ici fin 2022 à mettre un terme au financement à l’étranger de projets d’énergies fossiles lors de la COP 26 en 2021. Une feuille de route désavantageuse pour de nombreux pays africains dont le Sénégal qui n’a pour le moment pas encore démarré la production de ses hydrocarbures. A ce sujet, le Président de la République Macky Sall, en sa qualité de Président en exercice de l’Union Africaine, n’a eu de cesse de porter la voix du continent en déplorant ce choix drastique. “Dans le cadre d’une transition d’une durée de 20 à 30 ans, nous devrons développer le gaz, et permettre que les banques de développement financent des projets gaziers. Les pays africains devraient investir dans des énergies propres, tout en continuant à avoir des énergies de base qui permettent le développement et l’accès à l’électricité aux 600 millions de personnes qui en sont encore privées. Nous interdire l’exploitation du gaz serait injuste”, a-t-il rappelé au cours du forum annuel de la fondation Mo Ibrahim sur le changement climatique en mai 2021. Une position sans doute confortée par le faible taux de pollution du continent s’élevant à 4% contre 95% pour les pays développés.  

 

“À partir de 2030, le Sénégal espère percevoir jusqu’à 400 milliards de francs CFA par an de recettes directes”

Pour le colonel Mbarick Diop, ancien conseiller technique à la présidence de 1994 à 2003, le Sénégal doit faire fi des avis extérieures : « si nos intérêts au Sénégal c’est d’utiliser notre gaz pour notre développement propre grâce à la production d’électricité et à l’exportation nous ne pouvons pas nous en passer.  Nous avons besoin d’engranger des ressources ». Le Colonel Diop a été, aussi, le premier président  du comité national du changement climatique, poste qu’il a occupé pendant 7 ans. « Mais on doit les encourager à développer parallèlement des énergies renouvelables telles que le solaire et l’éolienne », ajoute-t-il. Toujours sur ce point, le Sénégal, avec le parc éolien de Taïba Ndiaye, a entamé lentement sa transition. Ce projet d’une puissance de 158,7 MW fournira de l’électricité à près de 2 millions de foyers Sénégalais.

Diversification des revenus du gaz : la clé du succès

Il est clair qu’au vu du potentiel de cette ressource naturelle (le gaz), elle sera considérée comme une véritable rampe de lancement pour l’essor de l’économie sénégalaise. Selon Mamadou Fall Kane, conseiller du président Macky Sall en matière d’énergie : « À partir de 2030, le Sénégal espère percevoir jusqu’à 400 milliards de francs CFA par an de recettes directes. La clé de répartition du gaz entre la Mauritanie et le Sénégal est de 50-50, puisque les experts estiment que le gisement se situe dans les mêmes proportions de chaque côté de la frontière maritime ». Il précise que dans la phase 1 du projet GTA, la production de gaz sera destinée à l’exportation. Par la suite, elle alimentera les centrales d’électricité de la Senelec qui jusque-là tourne grâce au gaz importé. A cela s’ajoute l’ambition pour l’Etat du Sénégal de créer 300 000 emplois par an pour les jeunes grâce à l’industrialisation financée par le gaz.

Le colonel Mbarick Diop estime qu’un réinvestissement rationnel des bénéfices tirées de ces ressources est un impératif pour créer une dynamique vertueuse du gaz : « Il faut qu’il y ait des projets structurants qui vont permettre au Sénégal de se développer. Je pense à la construction de chemins de fer mais aussi à la construction d’infrastructures d’exploitations du phosphate de Matam. Mais aussi à l’éducation car le capital humain est très important ».

« Il nous faut avoir une identification de tout notre potentiel humain », Mactar Sylla

Jusque là, les personnes et les structures chargées de l’exploitation et de la gestion des ressources naturelles sénégalaises étaient perçues comme des grandes muettes en raison de leur déficit criard en communication. Pour tenter de rectifier le tir, un panel de haut niveau a été organisé ce 29 juillet 2022 à Dakar par Petrosen Trading and Services. L’occasion a été saisie par le directeur général de la structure de prendre à revers certaines idées reçues sur la répartition des revenues sur l’exploitation des énergies sénégalaises. « Je vous dis clairement que cette communication est fausse. Les 10% dont on parle, c’est la part de Petrosen avant les découvertes. Pendant la phase d’exploration, on a voulu nous faire croire que c’est ce que le Sénégal récupère. On est tous conscient aujourd’hui que le minimum sera 52% sur l’un de nos champs et l’autre à 64%. Il faut alors oublier les 10% », a expliqué, Manar Sall.  Le DG de Petrosen Trading and Services a, aussi, loué la qualité  de la ressource humaine en charge de la gestion de ces ressources.

Dans le même sillage, Mactar Sylla, expert en communication et l’un des concepteurs du plan stratégique Gabon émergent, estime que l’Etat doit se tourner vers l’expertise sénégalaise en la matière présente à l’international. « Il faut qu’on tire le plus grand profit de tous ces experts que nous avons au niveau international », dit-il. Il ajoute : « Il y a beaucoup de sénégalais qui sont dans les structures gazières et pétrolières et qui connaissent ces marchés. Il nous faut véritablement avoir une identification  de tout ce potentiel humain et les associer à la démarche en termes de concertation, en termes de conseils et en termes d’orientation ».

Par Seneweb.com