Autoroute Ila Touba : Deux mois de reboisement prévus

Autoroute Ila Touba : Deux mois de reboisement prévus

Le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Abdou Karim, a annoncé dimanche à Thiès que son département, à travers ses démembrements, devra dans un délai de deux mois reboiser tout le long de l’autoroute Ila Touba. S’exprimant lors du lancement officiel de la Journée nationale de l’arbre, organisé dans la forêt classée du plateau de Thiès, M. Sall a rappelé qu’au dernier conseil des ministres, le président de la République, Macky Sall, lui a demandé, de reboiser l’autoroute Ila Touba, de Dakar à Touba.

La 39-ème édition de cette journée nationale de l’arbre était axée sur le thème : « Le PSE vert vecteur d’un développement communautaire durable » et avait comme arbre parrain le caïlcédrat ou acajou du Sénégal, de son nom scientifique « khaya senegalensis ».

Selon lui, cela faisait partie cette année des principales préoccupations de la Direction des Eaux et Forêts, Chasse et Conservation des sols et de l’Agence sénégalaise de la reforestation et de la Grande muraille verte. Le ministre dit avoir fixé à ces structures, en rapport avec l’AGEROUTE, de faire en sorte que « d’ici deux mois au maximum, toute l’autoroute soit plantée d’arbres ».

« Ces plants seront sécurisés et arrosés en collaboration avec les Collectivités territoriales », a-t-il assuré. Abdou Karim Sall, évoquant les récentes inondations qui ont touché Dakar et d’autres localités ailleurs dans le monde, a dit qu’elles sont ‘’les manifestations du réchauffement de la planète’’.

Il a rappelé que la capitale sénégalaise a reçu « la plus grande quantité d’eau (de pluie) en un jour (vendredi, avec 126 millimètres) depuis 2012, où 160 millimètres étaient tombés à Dakar. En 1996, c’était 144 millimètres », a-t-il relevé. Selon lui, la solution ‘’est de planter des arbres afin de séquestrer le carbone et contribuer à l’objectif de réduire d’au moins 1,5 degré Celsius la température de la planète ».

 

Fortes pluies : Le plan orsec déclenché

Fortes pluies : Le plan orsec déclenché

Le ministre de l’Intérieur déclenche le plan national d’organisation des secours (Orsec). Le gouvernement mobilise ses services pour porter assistance et secours aux populations. Les pluies de ce vendredi 05 août portent sur 126 mm. Elles « ont été à l’origine de beaucoup de désagréments pour les populations et ont engendré d’un individu se sexe masculin sur la corniche ouest »

« Le plan national d’Organisation des secours (ORSEC) a été adopté en 1993 par le décret n° 93-1288 du 17 novembre 1993. L’adoption du Plan ORSEC est survenue après l’explosion d’une citerne d’ammoniac de la SONACOS le 24 mars 1992 qui avait entrainé plusieurs morts », renseigne Abdoulaye Noba, le directeur de la Protection Civile. Il précise que « le texte avait été révisé en 1999 en vue de l’adapter aux risques de catastrophe ».

Aujourd’hui, régi par le décret  n° 99-172 du 04 mars 1999 abrogeant et remplaçant le décret n° 93-1288 du 17 novembre 1993, « le plan ORSEC est le principal mécanisme de coordination et de gestion des catastrophes et urgences au Sénégal », assure le ministère de l’Intérieur sur son site.

C’est un mécanisme de coordination des opérations de secours mis en place, aux niveaux départemental, régional et national, en vue de la gestion des catastrophes susceptibles de survenir dans le pays.

Dans le décret d’adoption, il est indiqué que ce plan « est destiné à faciliter la mobilisation et l’engagement rapide des moyens exceptionnels lorsque les moyens ordinaires des services publics de secours risquent de se trouver débordés, par le nombre de victimes ou l’ampleur d’un événement accidentel ou catastrophique ».

Inondations :Dakar et sa banlieue est encore sous les eaux

Inondations :Dakar et sa banlieue est encore sous les eaux

Au moins une personne est décédée et plusieurs voitures et rues ont été endommagées à Dakar suite aux fortes pluies survenues vendredi.

Une grande partie de la ville a été bloquée par l’eau qui a inondé les rues et les routes. Les conducteurs, surpris par les fortes pluies, ont été contraints d’abandonner leurs véhicules après qu’ils aient été complètement recouverts par les eaux de crue.

Il y avait beaucoup d’embouteillages, nous étions complètement bloqués. On n’avançait pas et avec la pluie, il y avait beaucoup d’eau qui rentrait et petit à petit, l’eau montait. Donc on était tous bloqués. Moi, quand j’ai vu que la voiture commençait à être inondée (d’eau), j’ai pris la décision de sortir de la voiture et je suis parti. Ma voiture était inondée à 100%” témoigne Tahar Trabelsi, un ingénieur tunisien vivant à Dakar.

Il dit avoir été témoin de la mort d’une personne qui essayait d’aider à déplacer un véhicule de la route inondée. Tahar Trabelsi, comme d’autres, a été surpris par l’intensité inhabituelle des précipitations, 126 mm de pluies sont tombés.

Aujourd’hui, l’intensité de la pluie est énorme, ce n’est pas comme les pluies du passé“, a ajouté l’expatrié.

Le plan ORSEC, le principal mécanisme de coordination et de gestion des catastrophes et des urgences. a été déclenché sur l’ensemble du territoire, a annoncé le ministre de l’Intérieur.

Keur Massar: L’effondrement d’un bâtiment fait 02 morts

Keur Massar: L’effondrement d’un bâtiment fait 02 morts

Trois morts en moins d’une semaine, tel est le bilan des accidents d’effondrement de bâtiments constaté a Dakar ces derniers jours. Après Keur Mbaye Fall (un mort) et la Médina (deux morts), la dalle d’une maison s’est effondrée au quartier Hamdallaye de keur Massar.

Un drame s’est produit ce weekend à Keur Massar. Il s’agit de l’effondrement d’un bâtiment , occasionnant 5 blessés, dont deux dans un état grave. Pourtant il y’a quelques jours, les leaders du Pastef avaient eu à exprimer toutes leurs préoccupations sur les nombreux bâtiments qui menacent ruine dans certaines localités comme Médina, Pikine et Keur Massar .

Dans une note, ils invitaient les autorités, à travers les services compétents en la matière, à travailler de concert avec les populations, pour établir des mécanismes de prévention et d’accompagnement des familles sous la menace de bâtiments vétustes, afin que de tels événements malheureux ne se reproduisent plus.

Pourtant lors d’un Comité régional de développement (CRD) tenu le lundi 25 avril 2022 pour la modernisation des communes de Dakar-Plateau et de la Médina, le maire Bamba Fall avait alerté sur le danger que constituent les bâtiments menaçant ruine . Il avait lancé un appel aux autorités étatiques afin qu’elles réagissent avant l’hivernage. Finalement l’appel n’a pas été entendu jusqu’à ce qu’il y ait un drame.

Le bilan fait état de 5 blessés, dont deux dans un état grave. Des dégâts matériels importants ont été aussi noté.  Selon les témoignages recueillis par les gendarmes qui ont effectué une descente sur place, la dalle était dans un état de dégradation très avancé.

Fortes précipitations à Dakar : Hantise chez les populations

Fortes précipitations à Dakar : Hantise chez les populations

Chaque année, entre juillet et octobre, la saison des pluies inonde la ville de Dakar. Ses habitants dénoncent l’inaction des dirigeants, en particulier dans les quartiers qui n’ont pas profité du plan de lutte contre les inondations, lancé par le président Macky Sall en 2012.

Les dégâts causés par la forte pluie qui a duré presque toute la matinée à Dakar, continuent de prendre de l’ampleur. À part les inondations de certains quartiers et maisons, une bonne partie de l’autoroute, à hauteur de la Patte d’Oie s’est affaissée. Actuellement la zone est barricadée et sécurisée, pour éviter toute circulation sur l’axe.

Les experts interrogés par l’AFP incriminent surtout l’absence ou l’insuffisance du réseau d’assainissement, la construction de logements en zone inondable, sur des sols argileux et dans des cuvettes, la proximité de la nappe phréatique, la mauvaise gouvernance à l’échelle nationale et municipale…

« Rétablir le cycle de l’eau »

“Il y a un paradoxe très inquiétant : les pluies ont diminué ces dernières années. Donc de moins en moins de pluies font de plus en plus de dégâts !”, explique Cheikh Guèye, géographe et chercheur à Enda Tiers-Monde. “Et les prévisionnistes nous annoncent de fortes pluies en septembre…”. Le président Macky Sall avait pourtant lancé à son arrivée au pouvoir en 2012 un plan décennal de lutte contre les inondations, d’un budget de plus de 750 milliards de FCFA (1,14 milliard d’euros). Des stations de pompage et des canaux de drainage ont bien été installés dans certains quartiers de Dakar, mais de nombreux autres s’estiment délaissés.

Les autorités ont déclenché samedi le plan Orsec, un plan d’urgence qui permet de mobiliser des moyens financiers et matériels accrus en situation de sinistre. “Chaque année, on ne cherche qu’à soulager les populations et à les sortir de l’eau. Il manque une mise en cohérence des différentes actions – construction de remblais, de canalisations, pompage, relogement – dans le cadre d’une stratégie globale”, regrette Pape Goumbo Lo, géologue.

“Il faut rétablir le cycle de l’eau : connaître la nature du sol, la position des nappes, le ruissellement… La construction de logements doit tenir compte de la nature des sols”, poursuit-il. Une nécessité complexe, dans une ville à la très forte croissance démographique, qui abrite plus de 3,7 millions d’habitants, soit près du quart de la population sénégalaise, et où il manque 150.000 logements selon les autorités.

Keur Massar : L’autopont mis en service !

Keur Massar : L’autopont mis en service !

 L’autopont de Keur Massar, destiné à améliorer la mobilité urbaine dans ce département de la région de Dakar, a été mis en service mercredi, en attendant son inauguration officielle à une date encore non fixée. ‘’Aujourd’hui il s’agit juste de mettre cet ouvrage en service. Il est du ressort de l’autorité de déterminer, le moment venu, la date qui lui conviendra pour l’inauguration’’, a déclaré le préfet de Keur Massar, Sahite Fall, lors de l’ouverture de cet ouvrage routier à la circulation.
Située quasiment à l’entrée de la commune de Keur Massar, cette infrastructure dont les travaux ont démarré en avril 2021 a coûté presque 10 milliards de francs CFA. Il était initialement prévu de faire construire cet ouvrage en un an et demi, mais les travaux n’ont duré qu’un an.
‘’Nous avons emprunté l’autopont pour montrer aux populations que les véhicules peuvent désormais l’emprunter’’, a dit M. Fall. Selon lui, la fin de ces travaux est ‘’un grand soulagement’’ pour les populations qui, ‘’pendant longtemps’’, ont été contraintes de supporter les nuisances liées à ce genre de chantier. Sahite Fall rappelle qu’il était quasiment impossible, il y a quelque mois, de se déplacer à Keur Massar.  ‘’Cet important investissement de l’Etat demande un engagement à le préserver, à l’entretenir’’, a ajouté le préfet.
Pour ce faire, M. Fall dit espérer que ‘’tout le monde y mettra du sien, à commencer’’ par les autorités administratives représentant de l’Etat mais également les collectivités territoriales. Les maires du département de Keur Massar sont appelés à prendre ‘’toutes les dispositions nécessaires pour que l’autopont soit bien entretenu’’.
Le préfet affirme qu’en ce qui le concerne, il a déjà pris un arrêté portant interdiction de l’occupation de toute l’emprise de l’autopont, ‘’pour que le problème de la mobilité à Keur Massar soit un vieux souvenir’’. ‘’Les personnes affectées par ce projet de façon générale ont été indemnisées par l’Ageroute’’, a-t-il assuré.
Sahite Fall se satisfait de la qualité de l’autopont construit par l’Agence des travaux et de gestion des routes, de concert avec une entreprise de transport et de logistique.